La Vinifacture, un chai de vinification au cœur de la ville

Un lieu atypique, convivial et design, loin des vignes mais proche des gens.

C’est le pari un peu fou, mais bien pensé, de trois passionnés de vins : créer un chai de vinification en pleine ville loin des vignes mais proche des gens. Un lieu où l’on élève des vins et où on les fait découvrir. Un lieu d’échanges, de rencontres, un lieu innovant où le vin sort des sentiers battus. Vous l’aurez compris ici on casse les codes en commençant par le nom peu commun de cet endroit atypique : Vinifacture, contraction de vinification et de manufacture  nom du quartier proche de son implantation. 

Un projet  mûri à point 

« C’est un projet que j’avais en tête depuis près de 5 ans, explique Piermic Fatet, l’un des trois associés de la Vinifacture que nous avons rencontré. Je cherchais un local pouvant accueillir des cuves, des barriques, mais aussi du public. Il fallait un accès facile et un parking et c’est ici rue Barrouin que nous avons trouvé le lieu idéal : un ancien entrepôt de plâtrerie peinture de 400 m2. Nous avons confié l’aménagement à l’architecte Camille Françon, elle a compris d’emblée ce que l’on souhaitait. Il y avait de nombreuses contraintes techniques, notamment pour le chai qui devait être parfaitement isolé avec l’installation d’un climatiseur et d’un humidificateur. Mais ce n’était pas tout. Nous voulions un lieu design avec une mezzanine, un visuel fort, un cadre à la sois sobre et élégant. Le choix des matériaux a été primordial : des dalles de bois aggloméré brut, du verre, des structures métalliques réalisées par l’Art de fer à Saint-Genest-Lerpt ».

Le résultat est à la hauteur de l’ambition des trois associés qui en investissant 300 000 euros souhaitent mixer l’élevage du vin à une activité évènementielle.

Trois associés, trois amis, une passion 

Piermic Fatet s’est d’abord fait un nom dans la restauration avec son premier restaurant l’Epicurien puis ses cours de cuisine. Il a aussi suivi une formation viti œnologie à la prestigieuse école Ferrandi à Paris. Aujourd’hui il manage à Saint-Etienne deux restaurants « un chien dans un jeu de quilles », « un éléphant dans un jeu de quilles », la cave et épicerie fine « cuiz’in sur cours » et à Saint-Genest-Lerpt « caviste sur cours ».

Alexis Robin a lui aussi une formation en œnologie, salarié de « Cuiz’in sur cours » il a fait ses armes à la cave épicerie en se spécialisant dans les accords mets et vins.

Frank Delbreil est traiteur de métier, il est associé à Piermic Fatet depuis 8 ans dans le cadre de « cuiz’in sur cours », c’est lui qui a en charge de développer le secteur évènementiel, le lieu peut accueillir 150 personnes pour un cocktail, une salle de réunion à l’étage
présente une capacité d’une vingtaine de personnes et la mezzanine peut en recevoir une cinquantaine. 

Les plus beaux terroirs languedociens

« J’avais anticipé le fonctionnement du chai en achetant du raisin en 2018 et en 2019, d’autre part je m’étais porté acquéreur de deux parcelles de vignes il y a 9 ans à 30 kms de Carcassonne. Nous avons donc pu, avec ces vendanges, vinifier au domaine Gayda à  Brugairolles et ouvrir le chai dès septembre 2020, en proposant nos vins à la vente, confie Piermic Fatet. C’est à partir de ce moment là que nous avons pu acheminer en citerne calorifugée et thermo régulée, des moûts de raisin (du jus de raisin non encore fermenté), pour vinifier dans notre chai ».

Les associés ont choisi de sélectionner de beaux terroirs, hors des appellations, notamment dans le Minervois et le Languedoc et de réaliser des assemblages séduisants pour proposer des vins de qualité prêts à boire. Ils ont aussi loué des parcelles de syrah sur le domaine Verzier à Chavanay.

« Nous sommes des négociants manipulant, on fait le même travail que des vignerons au niveau de la vinification et on essaie de participer, dans les vignes où nous sommes locataires, à certaines étapes clés ».

Dans le chai plusieurs cépages sont utilisés : de la syrah ( « la colonne vertébrale du vin » explique Piermic en citant le champion du monde de sommellerie Olivier Poussier) mais aussi du cinsault, de la grenache, du carignan, du mourvèdre, de la marsanne, du viognier.

Les assemblages varient, certains vins passent entre 6 et 9 mois dans des barriques bordelaises d’occasion provenant de grands domaines.

Les cuvées : des vins de partage

Un des produits phare du chai est sans aucun doute la cuvée “Sainté mon amour” composé de 4 cépages.

Il y a aussi la “syrah canon”, vieillie en fût, “le chai N°46” un vin gourmand, “ne le dis à personne”, un blanc composé de marsanne et viognier. 

En mars prochain la vinifacture devrait proposer à la vente une caisse de six “saint joseph” différents accompagnés d’une carte du vignoble et de quelques propositions d’accords avec des mets.

 

L’atelier assemblage pour créer son vin 

C’est une des originalités de ce chai urbain.

Des ateliers « assemblage » sont proposés. Il s’agit de créer sa propre cuvée. 5 ou 6 personnes sont réunies, encadrées par un des associés du chai ils sont invités à choisir leur cépage pour  réaliser  leur vin. A l’issue 72 bouteilles sont soutirées, une étiquette personnalisée est réalisée. 

 

la vinifacture

46 rue Barrouin, 

42000 Saint-Etienne

04 77 83 96 37

lavinifacture.fr

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