Une prairie, un jardin sur le toit ? Pourquoi pas…

La cinquième façade d’un immeuble ou d’une maison peut aussi contribuer à lutter contre le réchauffement climatique et être un îlot de développement de la biodiversité. Explications.

Les toitures végétalisées connaissent un réel développement ces dernières années, notamment dans les zones urbaines et à l’occasion de programmes d’aménagements de logements collectifs. Mais cette technique d’aménagement de ce que l’on appelle aussi la cinquième façade et qui s’est structurée voici une vingtaine d’années sait se faire apprécier des particuliers propriétaires d’une maison. Des solutions clés en mains, accessibles et pouvant être mises en œuvre en autonomie existent désormais.

Parmi les intervenants reconnus du secteur figure la société Ecovegetal, située en Eure & Loir. Créée par un architecte paysagiste, Pierre Georgel, et un agriculteur, Francis Pelletier, cette entreprise s’est spécialisée dans les toitures végétales et l’aménagement de parkings perméables. « Pour les toitures, nous produisons les végétaux ainsi que les substrats », indique Charlotte Pivoteau, chargée de la communication au sein d’Ecovegetal. « Nous sommes également capables de poser ».

Plouray village

500m²

Cette dernière voit au moins cinq points d’intérêt déterminant dans l’aménagement d’une toiture végétale : son aspect esthétique, le fait qu’elle retienne les eaux pluviales au moins en partie, sa capacité à diminuer l’effet îlot de chaleur en milieu urbain, ses apports thermiques comme isolant naturel de la toiture et enfin la protection de l’étanchéité de la toiture.

Charlotte Pivoteau souligne aussi que les évolutions règlementaires sont une source de progression du nombre de projets de toitures végétales.

« Certains projets immobiliers doivent mettre en œuvre cette technique (ou celle des panneaux photovoltaïques), lorsqu’il s’agit par exemple de centres commerciaux de plus de 1000 m2 de surface de vente. Par ailleurs, des communes imposent une toiture végétalisée aux particuliers lorsqu’ils réalisent une construction ou une extension avec une toiture plate ».

Alors de quoi se compose une toiture végétale ? On pose d’abord un support constitué d’un bac acier, béton ou bois. Celui-ci est ensuite recouvert d’une étanchéité anti-racines, puis d’une natte de protection (géotextile) dont l’épaisseur varie en fonction des végétaux ; un drain est indispensable dans le cas des toitures plates pour permettre l’écoulement de l’eau (selon le même principe qu’un pot de fleurs) ; le tout est enfin recouvert d’un substrat propre à chaque système de végétalisation et la base est une terre enrichie qui accueille ensuite les plantes. Pour les particuliers il existe des packs constituant en fait des solutions prêtes à poser une fois l’étanchéité réalisée.

Saint-Priest

Ecole primaire Herriot

Quels végétaux ?

Une toiture végétale est un espace naturel à part entière et à ce titre, comme dans la nature, une grande variété de végétaux peuvent être mis en œuvre. Charlotte Pivoteau explique ainsi que l’on peut, pour les plantations, choisir le système du semis et des graines, du godet ou du pré-cultivé (végétaux que l’on déroule un peu comme du gazon en rouleau) pour un rendu esthétique plus rapide.

Ensuite, suivant le choix des plantes, l’entretien devra être plus ou moins fréquent. S’il s’agit de sédums ou de graminées, un ou deux nettoyages par an suffiront pour un rendu de type prairie rase. En revanche, une toiture engazonnée ou plantée de petits arbustes sera plus gourmande en temps avec un rendu de type jardin. Enfin, la solution la plus exigeante est la terrasse accessible dotée d’un potager urbain. 

Plusquellec

40m²

PARTAGE :

Partager sur facebook
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur twitter
0 0 voter
Évaluation de l'article
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires

Vous aimerez aussi

Maison Kaizen comme style de vie
Escapade en Loire, Marols village de caractère et d’artistes
La vie en verre, avec Denis Berger
Une tropézienne… au soleil bien sûr !
Architecte ou décorateur d’intérieur ? Un peu des deux…
La maison PARM, une belle rénovation urbaine pour un projet social
previous arrow
previous arrow
next arrow
next arrow
Slider
0
N'hésitez pas à laisser un commentaire !x
()
x